Le contrat
Frais, options, délais, qualité du fonds euros et univers d’unités de compte.
Guide 2026 · épargne · transmission
L’assurance-vie est une enveloppe souple : aucun impôt sur le revenu sans rachat, une disponibilité à tout moment et une clause bénéficiaire pour organiser la transmission. Son efficacité dépend surtout du contrat, des frais, des supports et de la qualité de la clause.
Vérifié le 23 septembre 2026 · Information générale, non personnalisée.

Réponse en bref
Épargner librement, investir dans différents supports, disposer de son capital et organiser sa transmission dans une même enveloppe juridique et fiscale.
L’assurance-vie est un contrat d’épargne et de transmission. Le souscripteur verse des primes, choisit les supports accessibles, peut effectuer des rachats et désigne les bénéficiaires qui recevront le capital au décès.
Ce n’est ni un compte bancaire ni une enveloppe bloquée huit ans. Le seuil de huit ans ouvre une fiscalité plus favorable sur les gains retirés ; l’épargne reste disponible avant, sous réserve des conditions du contrat. Sa qualité dépend du contrat, des frais, des supports et de la rédaction de la clause bénéficiaire.
Architecture
Le distributeur conseille ; l’assureur porte le contrat ; les supports déterminent le risque ; la clause bénéficiaire organise le décès. Confondre ces niveaux conduit à comparer les mauvais critères.
Frais, options, délais, qualité du fonds euros et univers d’unités de compte.
Fonds euros, OPC, ETF, immobilier ou thématiques selon le référencement.
Libre, conseillée ou pilotée, avec une allocation adaptée à l’horizon et au risque.
Bénéficiaires, rangs, représentation, quotités et cohérence avec la famille.
Phase d’épargne
Le potentiel, le risque et les frais dépendent des supports disponibles dans le contrat et de leur combinaison ; l’enveloppe ne transforme jamais une allocation risquée en placement garanti.
Le fonds en euros offre une garantie définie par le contrat et un rendement annuel définitivement acquis. Les unités de compte donnent accès aux marchés, à l’immobilier ou aux fonds thématiques, sans garantie du capital.
Les arbitrages entre supports ne déclenchent pas d’impôt sur le revenu. Sur les unités de compte, les gains restent capitalisés sans imposition personnelle tant qu’il n’y a ni rachat ni décès.
Explorer nos sélections thématiques →Un écart récurrent de 0,5 % par an peut amputer sensiblement le capital sur longue durée.
Les intérêts du fonds en euros supportent les prélèvements sociaux au fil de l’eau. Les plus-values latentes des unités de compte ne sont pas imposées personnellement tant qu’aucun rachat n’intervient. Une gestion libre, conseillée ou pilotée doit toujours rester cohérente avec l’horizon, le besoin de liquidité et la capacité à supporter une perte.
Liquidité
Chaque retrait contient une fraction de primes, non imposable, et une fraction de gains, seule soumise à l’impôt et aux prélèvements sociaux.
Le contrat contient 25 % de gains : le rachat de 20 000 € comprend donc 15 000 € de capital non imposable et 5 000 € de gains taxables. Un rachat partiel conserve l’antériorité ; un rachat total clôture définitivement le contrat.
Fiscalité des rachats
Pour les primes versées depuis le 27 septembre 2017, les gains sont en principe taxés à 12,8 % avant huit ans. Après huit ans, un abattement annuel et, sous conditions, le taux de 7,5 % s’appliquent.
Abattement annuel sur les gains après huit ans.
Abattement annuel commun sur les gains.
L’assurance-vie rachetable reste à 17,2 %, malgré la hausse générale à 18,6 %.
| Situation | Impôt sur le revenu | Prélèvements sociaux |
|---|---|---|
| Moins de 8 ans, primes depuis 27/09/2017 | 12,8 % ou option globale pour le barème. | 17,2 % sur les gains. |
| Après 8 ans, primes sous le seuil de 150 000 € | Abattement, puis 7,5 %. | 17,2 % sur les gains, sans abattement. |
| Après 8 ans, fraction au-delà du seuil | Abattement, puis 12,8 % sur la fraction concernée. | 17,2 % sur les gains. |
Transmission
Chaque prime est qualifiée selon l’âge de l’assuré au jour du versement. Un même contrat peut donc relever simultanément des articles 990 I et 757 B.
Primes versées avant 70 ans : abattement de 152 500 € par bénéficiaire, tous contrats 990 I concernés confondus, puis prélèvement de 20 % et 31,25 %.
Primes versées après 70 ans : abattement global de 30 500 € sur les primes ; les gains capitalisés restent hors de l’assiette des droits de mutation. Le conjoint et le partenaire de Pacs sont exonérés.
Lire l’analyse succession 2026FAQ assurance-vie 2026
Cinq réponses courtes pour comprendre la disponibilité, la fiscalité, le risque et la clause bénéficiaire.
Non. Le rachat est possible avant huit ans. Ce seuil ouvre simplement une fiscalité plus favorable.
Non. Seule la quote-part de gains comprise dans le rachat est taxable ; les primes récupérées ne le sont pas.
Non. Leur valeur peut baisser. L’assureur garantit leur nombre, pas leur valeur, sauf disposition particulière du contrat.
Oui, pour diversifier assureurs, objectifs ou supports. Certains seuils et abattements restent toutefois globaux.
Un mariage, divorce, décès, naissance, expatriation ou remariage peut rendre une ancienne clause inadaptée.
Sources et limites
Sources principales : Bercy — fiscalité de l’assurance-vie, CGI, article 125-0 A, BOFiP — article 990 I, CGI, article 757 B et rapport Assurance-vie 2026 fourni par le cabinet.
Cette page expose des règles générales. La fiscalité réelle dépend du contrat, de la date des primes, de l’âge aux versements, des rachats antérieurs, des autres contrats, des bénéficiaires et de la situation familiale.